Pourquoi des roses rouges à la Saint-Valentin ?
Entre symboles, demandes et réalité de commerçant
Chaque année, la même question revient. Faut-il offrir des roses rouges pour la Saint-Valentin ? Faut-il s'en excuser ? Les défendre ? Le débat enfle sur les réseaux, entre ceux qui les trouvent trop convenues et ceux qui y tiennent comme à un rituel. Chez Maison Vertumne, on a décidé d'en parler avec sincérité.
Un symbole vieux de plusieurs siècles
La rose rouge n'est pas devenue le symbole de l'amour par hasard. Son histoire remonte à la mythologie grecque. Aphrodite, déesse de l'amour, en avait fait sa fleur. Au fil des siècles, elle a traversé les cultures, les époques, les frontières, pour s'imposer comme le langage universel de la déclaration amoureuse. À l'ère victorienne, quand exprimer ses sentiments ouvertement était tabou, on offrait des roses rouges pour dire ce que les mots ne pouvaient pas. Ce poids symbolique ne s'efface pas en une saison.
Ce n'est pas de la nostalgie. C'est simplement que certains gestes ont une signification universel.
Ce que nous voyons, côté boutique
Cette année encore, nous avions des roses rouges pour la Saint-Valentin. Parce que la demande existe, et qu'en tant que commerçants, notre rôle est aussi de répondre aux attentes de notre clientèle, sans jugement.
Maison Vertumne est située dans un quartier vivant et touristique du 1er arrondissement. Les sensibilités, les habitudes et les références de ceux qui poussent notre porte sont multiples. Pour certaines personnes, la rose rouge reste un symbole fort, chargé d'intention. Il nous semblait important de pouvoir l'accompagner.
Cela dit, nous observons une évolution réelle. Moins de roses rouges vendues que les années précédentes, davantage de curiosité pour d'autres variétés, d'autres couleurs, d'autres formes. Les clients cherchent de plus en plus un bouquet qui leur ressemble.
C'est une évolution que nous trouvons belle.
La vraie question n'est pas la couleur
On entend beaucoup de choses en ce moment autour de la rose rouge : son bilan carbone, ses conditions de production, la distance qu'elle parcourt avant d'arriver en boutique. Certaines critiques sont fondées. Mais réduire le débat à une seule fleur, une seule couleur, simplifie une réalité bien plus complexe.
La question mérite d'être posée à l'ensemble des fleurs, à leurs modes de culture, à leur provenance, à leur qualité. Focaliser le débat sur la couleur masque souvent ce qui compte vraiment : d'où vient la fleur, comment a-t-elle été cultivée.
Notre position, honnêtement
Chez Maison Vertumne, nous faisons des choix du mieux possible. Lorsque cela est possible, nous privilégions les fleurs locales et travaillons majoritairement avec du feuillage français. Nous attachons une grande importance à la qualité des essences que nous sélectionnons : leur tenue, leur fraîcheur, leur caractère.
Nous portons aussi une attention particulière aux emballages et à leur impact, ainsi qu'à la gestion des déchets à la boutique.
Nous n’avons pas la prétention d’avoir une politique parfaite ou figée, mais nous avançons avec honnêteté, curiosité et volonté de progresser.